Le gouvernement appelle les entreprises à aider le financement du projet du Grand Paris. Ainsi, le projet de loi des finances rectificative de 2010 fait état d’augmentation d’impôts. On peut lire dans le quotidien Les Echos que « la taxe sur les bureaux en Ile-de-France et la taxe spéciale d’équipement, déjà consacrée au financement de grands projets en Ile-de-France » seront revues à la hausse. Le gouvernement préfère ce système, plutôt que de créer de nouvelles taxations. Il est clair que le débat sur le financement du Grand Paris n’est pas prêt de se finir. Mais l’Etat compte bien mettre tout le monde à contribution. Surtout que cette augmentation d’impôts pour les entreprises sera effective à partir du 1er janvier 2011.
Les valeurs locatives ciblées
Après quelques mois de discutions, une réforme sur les valeurs locatives pourraient bien voir le jour prochainement. Mais avant de l’appliquer à l’ensemble des sociétés françaises, l’Etat veut tester ce nouveau projet. Trois millions logements commerciaux privés vont donc goûter à cette réforme, avant que cela concerne les 45 millions de locaux en France. Les bases cadastrales, soi l’état de la propriété foncière d’un territoire, vont connaître une réévaluation. Aucun gouvernement n’y avait touché depuis 1970. « L’impôt sera allégé pour les entreprises ayant investi dans des locaux datant des années 1970 et augmenté pour celles ayant réhabilité des locaux anciens », précise t-on dans Les Echos. La taxe d’urbanisme va elle aussi connaître quelques changements. Elle va dans un premier temps être simplifiée : les 8 taxes actuellement en vigueur seront remplacées par une seule, dite d’aménagement. Ensuite, le gouvernement à pour but de promouvoir l’habitat. Ainsi « si les propriétaires disposent de terrains peu construits, ils devront payer plus d’impôts », souligne Les Echos.

