Suite à une étude BNP Paribas Real Estate, les trois premiers trimestres de 2010 se remarquent par le bond de l’investissement dans l’immobilier commercial. C’est une croissance de 49% comparativement à la même période de l’année précédente et les placements atteignent les 7,1 milliards d’euros.
La recrudescence de l’investissement dans l’immobilier commercial est essentiellement tirée par l’immobilier de bureaux qui totalise 60 % des placements investis sur les neufs premiers mois de 2010. « Parmi les transactions les plus importantes, figure l’acquisition par Hardstone de la tour CB 16 à La Défense pour un montant de près de 200 millions d’euros ». L’Île-de-France centralise à elle-seule 4 milliards d’euros d’investissement de janvier à septembre 2010, dont rien moins que 2 milliards pour le 3ème trimestre.
Parmi les transactions d’importance, l’étude relève celles de « l’immeuble Berges de Seine à Issy-les-Moulineaux et l’immeuble A2 situé dans le 19ème arrondissement de Paris (ZAC Claude Bernard) pour un montant global de 190 millions d’euros. Par ailleurs, AEW a acquis dans le Quartier Central des Affaires de Paris l’immeuble Richelieu Vivienne pour un montant de 122 millions d’euros »
L’attraction des locaux commerciaux, mais le désintérêt sur les entrepôts et locaux d’activité délaissés
Dans un contexte d’incertitude, les commerces représentent toujours une « classe d’actifs résistante et peu soumise aux aléas de la conjoncture économique ». Ils se sont ainsi attirés 23 % des investissements sur cette période des neufs premiers mois 2010. Comparativement, les montants investis dans les locaux commerciaux entre 2000 et 2009 ne totalisaient que 11 %.
Cet élan de l’investissement dans l’immobilier commercial ne profite pas aux entrepôts et locaux d’activité, plutôt délaissés, laissant libre un grand nombre de bâtiments.
En définitive, l’étude conclut sur une année 2010 « globalement positive » sachant qu’elle « reste fragile et ciblée aux actifs sécurisés ».

