DTZ, Conseil international en immobilier d’entreprise, s’en félicite. L’immobilier commercial résiste à la crise. Selon DTZ, les sociétés françaises préfèrent s’installer dans les centres commerciaux. Quand elles ne le peuvent pas, elles choisissent des emplacements de premier choix. L’étude « Property Times France Commerce T3 2010 » porte sur le troisième trimestre de cette année. Elle démontre que des magasins continuent à ouvrir. Cela ne vaut cependant pas pour tous les secteurs. Ainsi, si la restauration « se porte plutôt bien, avec des taux de fréquentation globalement repartis à la hausse entre janvier et septembre 2010 », les enseignes vestimentaires peinent à sortir la tête de l’eau. L’étude parle même d’une « contraction de l’activité continue depuis 3 ans »
Globalement, la valeur locative du secteur commerciale se maintient bien. L’étude pointe tout de même « la dichotomie entre emplacements prime et secondaires s’est toutefois accentuée en 2010 ». Cela signifie que les gérants des sociétés ont privilégié des emplacements de qualité, les « axes primes ». Dépendamment de cela, l’axe secondaire a perdu de sa valeur locative. En ce qui concerne les centres commerciaux, il n’y a pas de soucis à se faire, les chiffres restent stables. « Les grands centres commerciaux français affichent en effet des taux de vacance très faibles malgré la crise économique et la qualité des artères commerçantes « prime » des grandes villes en font des placements défensifs par excellence », analyse DTZ dans l’étude. Autant dans à Paris que des les grandes villes de province, l’immobilier commercial n’a pas perdu de terrain.
Un secteur important mais sans rendement
« Face à la pénurie actuelle d’actifs à acquérir, de nombreux investisseurs s’intéressent aujourd’hui aux produits de commerces dans leur stratégie de diversification. Ainsi, avec près d’1,7 milliard d’euros d’engagements, les actifs commerciaux ont recueilli plus de 25 % des investissements en immobilier d’entreprise banalisé en France depuis le début de l’année 2010, une proportion jamais atteinte »,, souligne DTZ. Pour ce qui est des taux de rendements, les résultats sont un peu plus décevants. Néanmoins, les chiffres français sont parfaitement dans la tendance européenne. Depuis l’année dernière, les taux sont à la baisse, et les capitales anglaises et françaises détiennent les records les plus bas pour les emplacements des centres villes (5% en moyenne).

